LES GENS DU BETHUNOIS

DIALOGUE
 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Voeux écolo

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 241
Age : 48
Date d'inscription : 01/08/2006

MessageSujet: Voeux écolo   Ven 1 Jan 2010 - 13:45

Certains trouveront nos voeux provocateurs. Ils le sont. Nous étouffons du catéchisme écologique répandu a volo par des appareils qui n'ont qu'un souci très lointain de nos environnements...


Bonne année


L'écologie est une école d'optimisme.
Certains trouveront nos voeux provocateurs. Ils le sont. Nous étouffons du catéchisme écologique répandu a volo par des appareils qui n'ont qu'un souci très lointain de nos environnements.

La Terre ne se porte pas très bien. Voilà une évidence. Mais, c'est la qualité de la vie et de la santé des femmes et des hommes qui est en cause. Il faudrait ne pas l'oublier ni oublier la pauvreté, la surpopulation et tous les oubliés du progrès.
Alors, le temps n'est pas aux larmes mais il est à un nouveau développement.
Le temps n'est pas non plus à la culpabilité et au déclin : le concept de justice climatique est une invention de ceux qui veulent saper la volonté des populations développées.
Que le CO2 n'arrange pas les choses est une évidence. Mais, il n'est pas la cause unique des déréglements. Il est suicidaire de croire que les causes des dérèglements ne sont pas multifactorielles.
En Afrique, tout paysan expliquera que la désertification suit la déforestation et que le réchauffement et la disette suivent ce mouvement. Et non l'inverse. Le déforestations provoquent la fonte des glaciers au Kilimandjaro, au Tibet et vont engendrer des pénuries d'eau. Tout cela associé au rôle de desséchant du dioxyde émis en surcrôit provoque les problèmes actuels.
Pendant l'optimum du moyen-âge, pendant l'Eden qui va de -8000 à -4000 ans avant notre ère, le réchauffement, plus important qu'actuellement, ne s'accompagnait pas des mêmes désordres. Au contraire. Du saccage actuel de la nature, il résulte que l'eau perdue qu'éponge dans l'atmosphère le surcroît de CO2, ne trouve plus à se fixer dans la biosphère par la photosynthèse. Ce phénomène est amplifiée par l'acidification des océans.
Il n'y a rien dans tout ceci rien de compliqué ni de mystérieux même si le climat est une affaire infiniement plus complexe que certains voudraient nous le faire croire.
Les défenseurs de l'unilatéralisme du CO2 agissent contre la nature. Réduire les émissions est indispensable. Mais le faire en poursuivant le saccage de la nature ne servira à rien. Voilà qui explique les hésitations de bien des Etats. Certaines ONG ont joué un rôle peu clair. Les Etats qui déforestent tout en tendant leur sébile également.
Il n'est plus possible de tomber dans le panneau de la culpabilité. L'argument est faux. Il est attentatoire à la vérité. Ainsi, la destruction de la forêt ne favorise pas seulement l'aggravation du réchauffement climatique en libérant une grande quantité de gaz à effet de serre. Cette version du bilan carbone de la forêt est extrêmement réductrice, bien qu'elle explique déjà selon les calculs du GIEC qui en sous-estime considérablement l'impact, près de 20% des problèmes globaux.
L'industrie forestière et les Etats qui l'accueillent soutiennent que l'abattage des arbres n'entraîne quasiment pas d'émissions de CO2, arguant des travaux du GIEC montrant, chiffre à la clé, que 84% du CO2 est enfoui dans le sol plutôt que dans la biomasse des arbres. Pour garder une bonne conscience, le gouvernement et l'industrie estiment que la plantation d'arbres après les coupes permet à la forêt de se régénérer et par conséquent de favoriser le captage de CO2.
Tout ceci est inexact. Non seulement rien n'est prévu pour limiter la perte de carbone dans l'humus des terres et conserver son approvisionnement en eau depuis les nappes phréatiques, mais en réalité, les arbres sont en quelque sorte les racines du ciel de la biomasse carbonée de la Terre. De sorte qu'un arbre coupé, même replanté, ne joue qu'une piteuse partie de son rôle face aux besoins de l'écosystème, en eau comme en carbone. D'autant que souvent dans les forêts primaires, la canopa, alors détruite à jamais; joue un rôle essentiel dans le transfert d'eau et de carbone entre l'atmosphère et les sols. Une forêt peut être exploitée. Elle peut même parfois être remplacée par des cultures en observant des règles comme celles qui ont prévalu lors des déforestations européennes au moyen-âge pour compenser le refroidissement intervenu après l'optimum.
Mais les déforestations actuelles sont un saccage sans nom. Les forêts amazoniennes, africaines ou indonésiennes sont souvent citées. Il faut ajouter la forêt boréale, qui représente 30% de la couverture forestière mondiale, notamment celle de nos amis canadiens, un contre-exemple de ce qu'il faut faire pour l'écologie. Cette forêt souffre annuellement puisque ses arbres sont rasés pour l'industrie et pour la construction de nouvelles routes, notamment dans l'espoir d'exploiter le boom économique qui devrait résulter de l'ouverture des routes maritimes une fois la banquise fondue.
Il est impossible de démêler la part de chaque cause du déréglément. Ce calcul d'apothicaire auquel se livre avec talent et persévérance le GIEC, n'a en réalité qu'un sens très relatif. Sans doute, le déréglement du cycle de l'eau et les déforestations qui l'accompagnent contribuent à bien plus de 50% de l'impact environnemental des dérèglements.
Si vous juxtaposez la carte des difficultés manifestées à Copenhague - il faut bien voir qu'une majorité des peuples de la Terre ont renvoyé les ONG à leurs chères études - avec celle des vraies causes des dérèglements, un tout autre paysage que celui que nous décrivent certaines idées toutes faites apparaît. Or, stopper la déforestation est possible. C'est immédiatement efficace. La forêt constitue une richesse dont les pays qui les saccagent se mordront les doigts de ne pas l'avoir conservée. En Europe, les forêts progressent même si l'on continue de déforester pour les villes et l'étalement urbain pronés par de faux écologistes il y a une vingtaine d'années. En effet, le CO2 encourage le développement de la biosphère lorsque la nature n'est pas totaleme,t saccagée par ailleurs.
Il n'y a pas de peuple coupable. Le concept de "Justice climatique" avancé par les organisations les plus radicales, voire armée par les ecowarriors, est un faux concept. Il est dramatique que des politiques qui font du green-washing ait repris cette idée à leur compte. Même les Etats à qui ce discours était adressé n'en ont pas voulu. Ils veulent du cash. Pourquoi pas ! Si c'est pour gérer notre capital commun au nom d'une solidarité commune et non pas au nom d'une dette qui n'existe pas.
Ne baissons pas les bras. Ne quittez pas l'écologie parce que certains en abusent et voudraient en faire un nouvel obscurantisme à leur profit. La terre est à défendre tout simplement parce que nous y vivons ensemble et qu'il n'y en a pas d'autres. L'humanité affrontera les difficultés quelqu'en soit le prix. Elle a vécu des périodes difficiles... quand il faisait froid, quand les hommes, pendant l'ère glaciaire allait chercher pitance à près de 100 km tandis que les femmes protégeaient les enfants du froid et des bêtes. Imaginez un instant ce que cela a pu représenter.
Et reprenons confiance en rejetant sans aucune hésitation le discours des prophètes de malheur qui, en réalité, se foutent de la planète comme de leur première chemise.
Bonne année. En avant !
Patrice Hernu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://gensdubethunois.positifforum.com
 
Voeux écolo
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» meilleurs voeux
» Une solution écolo contre les limaces
» salut la colo
» Bio, écolo, naturel, sain...
» recherche lit écolo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LES GENS DU BETHUNOIS :: Définition de la gauche-
Sauter vers: